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Il va falloir trouver un sixième successeur à Hubert Beuve-Méry : Jean-Marie Colombani, en poste depuis 1994, vient d'être "débarqué" par la Société des rédacteurs du Monde. Par un vote à bulletins secrets, l'unique postulant, a recueilli 48,5 % de votes favorables tandis que 48,6 % se sont prononcés contre un troisième mandat.
Pourtant, dans "Les Echos" du 22 mai, Alain Minc, affirmait qu'il n'y avait «aucune solution alternative» à la réélection de Jean-Marie Colombani à la tête du groupe. Cette décision , apparait donc bien comme une décision/sanction des salariés du quotidien, et non une volonté de la direction. Dans le quotidien "20 minutes", les raisons se font plus précises dans la bouche des journalistes du groupe (Le Monde, Télérama, Midi Libre) : «Il a fait une campagne à la Sarkozy, en nous tenant un discours de campagne qui jouait sur la peur" raconte une journaliste du magazine «Télérama», racheté il y a trois ans par Le Monde. «Le discours de campagne de Colombani, basé sur “c’est moi ou le chaos”, n’a pas fonctionné, décrypte un autre journaliste du groupe PVC. En 2003, «La Face cachée du Monde» l'attaque de plein fouet, seul Plenel sera démissionnaire. Dans cette ouvrage Colombani y est décrit comme un "despote, maître en manipulation et menaces, tentant de se faire domicilier fiscalement en Corse ou manoeuvrant pour l'élection d'Edouard Balladur à la présidence de la République". La deuxième salve viendra de Daniel Schneidermann avec son essai : «Le Cauchemar médiatique» . Ce brulot, vaudra une lettre de licenciement à son auteur, qui depeint Jean-Marie Colombani comme un responsable de presse «brutal certes, mais aussi attentionné, cynique peut-être, mais aussi sincèrement attentif aux bonheurs et aux malheurs privés de ses collaborateurs et qui, davantage qu'un journaliste, un patron ou un dictateur, est surtout un grand politique». Cela bouge terriblement ces jours dans les médias français ... Bref, rien de plus qu'un "Citizen Kane" à la française... Bibliofrance
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